Le 4 décembre 2006, douze nouveaux bourgmestres prêtaient serment. Aujourd'hui, dix d'entre eux fêtent leurs dix ans à la tête de leur commune.
Nous les avons rencontrés à cette occasion.
Bourgmestre de Villers-la-Ville
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Bourgmestre de Rixensart
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Bourgmestre d'Hélécine
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Bourgmetre de Rebecq
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Bourgmestre de Ramillies
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Bourgmestre de Wavre
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Bourgmestre de La Hulpe
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Bourgmestre de Walhain
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Bourgmestre d'Orp-Jauche
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Bourgmestre de Nivelles.
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Bourgmestre de Chaumont-Gistoux
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Pierre Huart est le bourgmestre de Nivelles depuis dix ans. Dix années marquées par la rénovation de la Grand-Place.
«Toutes les décisions du Collège sont prises à l'unanimité. La cohésion du collège n'est pas feinte», assure le bourgmestre de Nivelles, Pierre Huart. Il faut dire qu'il avait connu, comme échevin, des réunions de collège particulièrement houleuses. Avec sa part de responsabilités, cela dit en passant. Mais depuis qu'il a, avec la complicité du cdH puis d'Écolo, envoyé les socialistes dans l'opposition, les tensions ont tendance à disparaître, assure Pierre Huart: «On n'est pas toujours d'accord. On a parfois de vives discussions. Mais on parvient toujours à s'entendre sans devoir voter (au sein du collège)».
Pourtant, Pierre Huart aimerait quitter son bureau de bourgmestre : il rêve de déménager l'administration communale au palais de justice voisin quand tous les bureaux et tribunaux nivellois seront réunis sur un seul site. Un rêve que Pierre Huart sait être lointain. En attendant, son bureau lui convient. Au point qu'il en oublie même l'orange délicieux des murs, heureusement fort couverts de photos. La plupart prises à Nivelles. Car le bourgmestre aclot est souvent de sortie. Il rate peu d'événements festifs. Normal, direz-vous, pour un homme né un jour de carnaval.
Sur la Grand-Place, qu'il présente comme la plus belle réalisation de ses dix années de mayorat «malgré quelques problèmes à régler», Pierre Huart se fait souvent interpeller, de manière amicale.
Entre deux poignées de mains, le bourgmestre explique que le projet de rénovation de la Grand-Place nivelloise est ancien: «Les premières réflexions remontent aux années 80. Au début de la mandature précédente, on a voulu faire avancer le dossier. La Grand-Place, c'est le cœur de la vie nivelloise.
La vie administrative, la vie judiciaire, la vie culturelle avec le Waux-Hall, et la vie festive aussi avec les terrasses de café. C'est pour ça qu'on a voulu privilégier le piétonnier.»
Après dix ans passés à la tête de la commune, Pierre Huart se dit prêt à rempiler pour dix ou vingt années de plus. Il sera en tout cas candidat à sa succession. Mais il est aussi capable de s'imaginer à un autre poste: que ce soit simple conseiller communal ou échevin.
«Sans problème. Je pourrais aussi être président de CPAS. Cela me plairait beaucoup, assure-t-il. Je trouve d'ailleurs dommage qu'un bourgmestre ne puisse pas avoir le CPAS dans ses attributions.»
9 octobre 2006
Pierre Huart devient bourgmestre faisant fonction puisque son prédécesseur Maurice Dehu se met en congé au lendemain des élections.
10 septembre 2011
La Grand-Place de Nivelles est inaugurée. Il faut encore, aujourd'hui, corriger quelques malfaçons.
14 octobre 2012
Pierre Huart est réélu. Avec 3952 voix de préférence, il est très nettement le plus populaire de Nivelles. Il fait un peu mieux que six ans plus tôt.
12 juin 2015
La police de Nivelles peut disposer de son stand de tir tout neuf. Les installations seront utilisées par toutes les polices du Brabant wallon.


En 2006, il pensait arrêter la politique quand on lui a proposé de créer sa liste. Aujourd'hui, Luc Decorte fête ses dix ans de mayorat.
Est-ce sa ressemblance avec Henri Guybet qui nous le laisse penser? Mais Luc Decorte est probablement l'un des bourgmestres les plus souriants du Brabant wallon. Pourtant, il y a dix ans, quelques mois avant d'être élu bourgmestre, le médecin de Longueville pensait simplement arrêter la politique. «L'ambiance au collège était tout bonnement insupportable. Ça hurlait au collège, ça hurlait dans les couloirs.»
La cause de ces conflits : les finances communales. Non seulement, elles étaient dans le rouge. Mais il était aussi question de malversations. «On a quand même un receveur communal qui a été en prison. Quand les enquêteurs de la brigade financière nous ont interrogés, on ne faisait pas les malins.»
Bref, pas question de perdre le sourire en repartant pour six ans d'engueulades. Luc Decorte avait pris sa décision. Sauf que… Philippe Mignon vient le trouver pour lui proposer de créer une liste.
La flamme se ravive. ARC gagne les élections et Luc Decorte devient bourgmestre de Chaumont-Gistoux.
Le climat au sein du collège devient meilleur. Mais n'allez pas croire qu'il n'est, d'un coup, plus question que de sourires à Chaumont-Gistoux. Les relations avec l'opposition sont parfois tendues. Avec la JS Chaumont, pareil. Ce qui a conduit au déménagement du club de foot et son remplacement par le FC Ronvau.
Mais le plus grand défi de Luc Decorte et une des réalisations dont il est aujourd'hui le plus fier, c'est l'assainissement des finances communales. Même si l'opposition continue à trouver la dette chaumontoise abyssale. «Ce n'est pas simple, mais on a fait diminuer le poids de la dette tout en arrivant à investir», explique Luc Decorte lorsque nous le rencontrons à l'école primaire de Corroy-le-Grand. C'est lui qui a décidé de nous y emmener pour nous montrer l'autre réalisation dont il est le plus fier. Mais le bourgmestre tient à rendre à César ce qui lui appartient : «C'est Philippe Mignon qui a ressorti ce dossier des limbes. Il a fallu tout reprendre de A à Z. Il était indispensable de remplacer les préfabriqués.»

Aujourd'hui, les 255 écoliers de Corroy-le-Grand disposent d'un bâtiment – classes, réfectoire, salle des profs, salle de sport – que la toute grande majorité des écoles du Brabant wallon doivent lui envier. Mais aussi les autres écoles de l'entité. Elles auront bientôt leur tour, assure le bourgmestre qui n'a plus du tout envie de quitter la politique. Il sollicitera un troisième mandat, lors des élections d'octobre 2018. Intertitre long : «Quand les enquêteurs de la brigade financière nous ont interrogés, on ne faisait pas les malins.»
26 novembre 2007
La nouvelle majorité augmente les impôts : l'impôt des personnes physiques passe de 7 à 8 %; les centimes additionnels au précompte immobilier passent de 1900 à 2200.
14 octobre 2012
Luc Decorte est réélu avec 1355 voix de préférence (contre 908, six ans plus tôt). Sa liste ARC obtient la majorité absolue.
10 octobre 2015
Ce fut long et difficile mais le schéma de structure de Chaumont-Gistoux est entré en vigueur le 10 octobre 2015, après approbation ministérielle. Le schéma de structure avait été, dans un premier temps, rejeté.

24 octobre 2015
L'inauguration du nouveau bâtiment de l'école communale de Corroy a réuni parents et élèves, le 24 octobre 2015. Coût des travaux : 1,5 million.

La lutte contre les inondations et la réfection des routes sont les deux priorités d'Hugues Ghenne, maïeur d'Orp-Jauche depuis dix ans.
«On est là pour prendre ses responsabilités. Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.» Hugues Ghenne prétend ne pas se tracasser de ce que pensent les gens de lui. Sans doute parce qu’il se sait populaire dans son fief d’Orp-Jauche. Populaire mais pas au point d’être imprudent. Sa majorité absolue ne lui suffit pas : Hugues Ghenne prend langue avec l’opposition. Son objectif : signer un accord préélectoral, histoire d’éviter toute mauvaise surprise lors des élections de 2018. Car, après avoir laissé planer un doute, le Jauchois a annoncé il y a peu qu’il serait candidat à sa propre succession «pour continuer le travail»
«La remise en état de l'espace public» et, depuis 2011, la lutte contre les inondations – «la préoccupation principale de la moitié des Orp-Jauchois» – sont presque devenues des obsessions pour le maïeur d'Orp-Jauche qui drese le bilan : 107 routes réparées, cinq zones de rétention d'eau, 2 km de fascines…
«On doit penser inondations dans toutes nos décisions. C'est un leitmotiv. Un tiers du budget extraordinaire d'Orp-Jauche, limité à 1,5 million par l'Europe, est consacré à cette tâche.»
Ce n'est pas pour rien que le bourgmestre d'Orp-Jauche nous emmène en haut de la rue Dewael lorsqu'on lui demande de nous montrer une réalisation dont il est fier. La rue Dewael, c'est la rue qui a été transformée quatre fois en torrent de boue, lors de l'été 2011. Elle est désormais protégée par une zone de rétention d'eau de plus de 3000m3. Depuis sa construction, les habitants de la rue Dewael n'ont plus eu les pieds dans la boue.
Dans l'opposition, on remarque que le maïeur d'Orp-Jauche a la critique plus facile pour les autres – l'Europe qui empêche d'investir, le Fédéral et la Région qui «impose leur pression fiscale», les agriculteurs qui parviennent à faire casser le remembrement d'Orp au Conseil d'État, les travaux de pose de collecteur qui auraient fait fuir les premiers candidats locataires de la résidence service Malevé, les manquements de son prédécesseur malgré le fait qu'il faisait partie du collège à cette époque… – que pour lui-même.
Enfin – et pas que dans l'opposition –, des conseillers regrettent qu'il soit aussi difficile de dialoguer avec le bourgmestre autrement qu'en étant d'accord avec lui. Il dit pourtant aimer qu'on «lui rentre dedans».
De toute façon, Hugues Ghenne n'en a cure, il est là «pour prendre ses responsabilités. Et tant pis si ça ne plaît pas à tout le monde.» Réélu très confortablement en 2012, le bourgmestre est persuadé d'avoir le soutien de la «majorité silencieuse des Orp-Jauchois». Confirmation (ou pas) dans deux ans.
29 juillet 2011
De terribles inondations frappent Orp-Jauche. D’autres orages et coulées de boues toucheront la commune cet été-là. La rue Dewael est inondée quatre fois.
8 septembre 2011
La première pierre de la résidence service Malevé est posée. Les responsables communaux ne se doutent pas que le démarrage difficile de cette résidence service coûtera des centaines de milliers d’euros à la Commune.
14 octobre 2012
Hugues Ghenne est réélu. Sa liste obtient la majorité absolue. Le bourgmestre bat son record et obtient 1856 voix.

23 juillet 2016
De nouvelles inondations touchent Orp-Jauche. Il a plu, ce jour-là, près de 100 litres d’eau par mètre carré. Ce qui a fait sortir la Gette de son lit.

Bourgmestre de Walhain depuis dix ans, Laurence Smets veut privilégier le dialogue avec les Walhinois. Ça n'est pas toujours simple.
Au premier étage de la maison communale de Walhain, la porte de son bureau reste la plupart du temps ouverte. Laurence Smets n'arrête pas de le répéter : son travail de bourgmestre, elle le voit comme «un travail d'équipe mené par le Collège, avec le conseil communal, avec l'administration».
«Seul, on ne fait pas grand-chose», affirme la bourgmestre de Walhain. Du coup, la commune multiplie les rencontres avec les citoyens. «Nos numéros de GSM sont connus. Et croyez bien qu'ils sont utilisés.»
Les réseaux sociaux de Laurence Smets, ce n'est donc pas vraiment internet. Mais, elle doit bien s'y impliquer, un peu contrainte. «Tout y part dans n'importe quel sens. Les gens y poussent parfois des coups de gueule sans se préoccuper de savoir ce qui s'est réellement passé, ni sans savoir ce qui est fait pour régler le problème. On n'est pas du tout dans le dialogue. Et cela coûte pas mal d'énergie à rectifier. Avant, les gens prenaient leur téléphone ou nous apostrophaient dans la rue. Et on pouvait discuter. C'est loin d'être toujours le cas sur Facebook.»
Cela passe aussi par les services. Que Laurence Smets voudrait plus nombreux à Walhain. Ce n'est pas pour rien que lorsque nous lui avons demandé de nous emmener voir la réalisation dont elle est la plus fière pour ses dix ans de mayorat, Laurence Smets nous a conduits à la crèche de Walhain-Saint-Paul. «Si j'avais une baguette magique, j'offrirais plus de services aux Walhinois, pour les personnes à domicile, pour la petite enfance, pour les personnes différentes, pour les sports…»
Mais, c'est le revers de la médaille pour les petites communes rurales : leurs capacités d'investissements sont limitées. «D'autant que le Fédéral et la Région ne nous font pas de cadeaux. Pour reprendre l'expression bien connue, c'est todi les p'tits qu'on spotche.»
Du coup, c'est la chasse aux subsides. «Mais les délais qu'on nous impose sont parfois très courts, voire irréalistes. Heureusement, grâce au plan communal de développement rural (PCDR), nous disposons maintenant de fiches projets prêtes à l'emploi.»
Aujourd'hui, les 255 écoliers de Corroy-le-Grand disposent d'un bâtiment – classes, réfectoire, salle des profs, salle de sport – que la toute grande majorité des écoles du Brabant wallon doivent lui envier. Mais aussi les autres écoles de l'entité. Elles auront bientôt leur tour, assure le bourgmestre qui n'a plus du tout envie de quitter la politique. Il sollicitera un troisième mandat, lors des élections d'octobre 2018. Intertitre long : «Quand les enquêteurs de la brigade financière nous ont interrogés, on ne faisait pas les malins.»
1er juin 2012
Les nouveaux bâtiments de l'école communale de Tourinnes sont inaugurés. Ils abritent deux classes maternelles et trois classes primaires

10 octobre 2012
La nouvelle crèche communale Le Petit Favia est inaugurée quatre jours avant les élections. La crèche accueille 18 enfants de 0 à 3 ans.
14 octobre 2012
Avec 1114 voix de préférence (quinze de moins qu'en 2006), Laurence Smets est réélue. Sa liste WAL1 obtient la majorité absolue. Écolo reste dans la majorité
1er mars 2016
La société Alternative Green est condamnée pour harcèlement à l'encontre de Laurence Smets. Alternatiive Green voulait implanter des éoliennes à Walhain mais s'était heurté à l'opposition de la Commune. La société avait ensuite attaqué la bourgmestre en justice, à titre personnel. Le tribunal correctionnel a jugé que cela constituait du harcèlement.

Christophe Dister est bourgmestre de La Hulpe depuis dix ans. Il dit être un homme de projets, avec une préférence pour le sport.
Christophe Dister aime le sport. À 47 ans, le bourgmestre de La Hulpe vient de reprendre le minifoot, après avoir pratiqué le tennis, le foot et le basket. Il regrette de ne pas avoir assez de temps à consacrer au sport et profiter des infrastructures lahulpoise.
Ce n’est donc pas une surprise de voir Christophe Dister choisir le centre sportif de La Hulpe comme endroit marquant pour ses dix années de mayorat.
Il faut dire que l’endroit a bien changé lors de ces dix années. Dorénavant, il y a des terrains de tennis couverts, un terrain synthétique pour le rugby, un club house pour le tennis, une cafétéria pour le rugby…
Et ce n’est pas tout, une piscine va venir s’ajouter au complexe : «On a le permis. On a une promesse de subside de la Province et on a introduit une demande de subsides à la Région wallonne», détaille Christophe Dister.
La piscine sera accompagnée d’un espace de fitness : «L’idée, c’est que ces espaces sportifs puissent bénéficier à l’ensemble des La Hulpois, quel que soit leur niveau.Que ça aille de la personne âgée en rééducation à l’équipe nationale de rugby.Le centre sportif est fréquenté par 3000 personnes par an, alors que La Hulpe compte 7400 habitants.C’est dire si La Hulpe est une commune sportive.»
Mais il n’y a pas que le sport. Avec ses trois métiers – bourgmestre, député et chef d’entreprise –, Christophe Dister en est bien conscient. «Je suis un homme de projets. Je ne veux pas être là par habitude. Quand je ne saurai plus me réinventer, j’arrêterai.»
Visiblement, «Smart Village 2025» l’enthousiasme. Il s’agit d’une cinquantaine de projets à mettre en place pour perfectionner et rationaliser les services à la population. Christophe Dister espère notamment que la commune devienne accessible 24 h sur 24 grâce aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. Le projet fédère : l’opposition s’y est ralliée.
De là à dire que la minorité n’a rien à reprocher au bourgmestre – «bourgmestre empêché» précise Philippe Leblanc –, il y a un pas à ne pas franchir trop vite. Le prédécesseur de Christophe Dister, aujourd’hui dans l’opposition, estime que la Commune manque d’une vision globale sur les projets immobiliers sur son territoire, et réagit au coup par coup avec trop de compréhension pour les promoteurs immobiliers.
«La Hulpe est dans un moment capital pour son développement», estime le bourgmestre qui reconnaît que les projets sont nombreux. Et auront un impact sur la mobilité. «Je ne pense pas que les problèmes de mobilité soient insolubles à La Hulpe. Mais ils sont compliqués», explique Christophe Dister tout en disant vouloir mettre en place un réseau de mobilité douce au sein de sa commune.
12 avril 2008
La population la hulpoise est invitée à découvrir le nouveau centre sportif situé avenue Général De Gaulle. Sa construction aura coûté 2 millions.
14 octobre 2012
Christophe Dister est réélu avec 1747 voix de préférence. C'est largement plus que six ans plus tôt (641 voix).
28 novembre 2014
La Hulpe reçoit un eTown Awards. Ce prix est remis aux communes qui profitent au mieux des opportunités économiques de l'Internet

11 mars 2015
Christophe Dister devient député wallon. Il remplace Florence Reuter qui est devenue bourgmestre de Waterloo, suite à la démission de Serge Kubla.

Charles Michel est bourgmestre de Wavre depuis dix ans. Mais il a passé plus de la moitié de ce temps comme bourgmestre empêché
Monsieur le Premier ministre ? Monsieur le bourgmestre ? Quand Charles Michel a encore l'occasion de traîner ses guêtres – ou plutôt ses New Balance – au marché de Wavre, il n'est pas rare qu'il soit interpellé par ses concitoyens. Mais comment l'appellent-ils ? «Charles, souvent. Il y a aussi Monsieur le Premier ministre, un peu; Monsieur le bourgmestre, beaucoup; et alors il y a mayeur. Ça, c'est celui que je préfère.»
Pourtant, celui qui est toujours le plus jeune bourgmestre du Brabant wallon a abandonné son écharpe mayorale à deux reprises. Pour être ministre de la Coopération au développement de décembre 2007 à février 2011, puis pour être Premier ministre, depuis le 11 octobre 2014.
Finalement, Charles Michel aura passé plus de temps comme bourgmestre empêché – il préfère qu'on dise bourgmestre en titre – que comme bourgmestre en fonction.
«Lorsque je suis devenu ministre de la Coopération au développement – et je rappelle que je n'étais pas du tout candidat –, j'ai bien constaté qu'une part des Wavriens me le reprochait, plus ou moins gentiment. Je n'ai pas senti une seule fois ce genre de reproche quand je suis devenu Premier ministre. C'est sans doute dû à l'importance de la fonction. J'ai ressenti beaucoup d'affection des Wavriens. J'ai senti que les Wavriens avaient plutôt confiance en moi. Sans doute parce qu'ils connaissaient ma force de travail.»
Du travail, le Premier ministre en a assez au 16, rue de la Loi. Du coup, il a dû accepter de perdre le contact avec la gestion quotidienne de Wavre. Pas simple pour un homme qui aime avoir le contrôle sur tous les dossiers. «Ça n'a pas été facile, reconnaît Charles Michel. Mais je connais la valeur de l'équipe présente à Wavre : nous avons des échevins, des fonctionnaires communaux de qualité.»
Charles Michel garde toutefois un œil attentif sur la cité du Maca : «Je regarde à ce que les grands projets, les grandes stratégies que j'ai lancés avec une équipe puissent se concrétiser. Mais je ne peux pas être mobilisé au quotidien. Et ça, les Wavriens le comprennent bien. Je crois qu'ils savent bien que mon engagement à Wavre est un engagement dans la durée».
Faut-il comprendre que Charles Michel se voit bourgmestre de Wavre au long cours? Sans doute. Même si le mayeur n'est pas aussi tranché. «Si je serai toujours bourgmestre dans dix ans? Je ne peux pas répondre à cette question. C'est aux Wavriens de décider.»
Même à la tête d'une majorité absolue depuis dix ans, Charles Michel conserve sa prudence habituelle. Il se souvient sans doute que sa réélection en 2012 fut moins brillante que l'élection précédente. Loin des yeux, loin de l'électeur?
21 décembre 2007
Un peu plus d'un an après avoir prêté serment comme bourgmestre, Charles Michel devient ministre de la Coopération au développement et cède sa place à Françoise Pigeolet.
14 octobre 2012
Charles Michel est réélu. Mais il perd des plumes. Sa liste dispose toujours de la majorité absolue mais passe de 61,7 % à 55,1 %. Son score personnel plonge, de 7172 voix de préférence en 2006 à 4983.

11 octobre 2014
Charles Michel devient Premier ministre. Il est à la tête d'une coalition MR-NVA-CD&V-OpenVLD que d'aucuns jugent kamikaze. Deux ans – et quelques crises – plus tard, il est toujours en place.
15 octobre 2016
Charles Michel aurait dû poser la première pierre du hall culturel polyvalent. Mais une crise autour du budget fédéral l'en empêche. «J'étais très déçu de ne pas être à Wavre», avoue Charles Michel.

On l'a souvent donné battu. Mais Danny Degrauwe est à la tête de Ramillies depuis dix ans. Et d'un collège apaisé depuis quatre ans.
«Mais où donc a-t-il été chercher ses voix, celui-là, avec ses longs poils?» Ainsi fut accueilli Danny Degrauwe par celui à qui il allait succéder six ans plus tard. Le bourgmestre Jean-Pierre Berchem n'a-t-il pas vu venir Danny Degrauwe, trompé par sa dégaine peu courante chez ceux qui pratiquent la politique en vase clos? Lors de la campagne des élections communales 2006, Danny Degrauwe ne cache pas ses ambitions : l'agriculteur de Mont-Saint-André veut devenir bourgmestre de Ramillies. Avec 1379 voix de préférence, c'est un plébiscite : un tiers des Ramillois a voté pour lui. Danny Degrauwe porte pourtant toujours les cheveux longs…
Son premier mandat comme bourgmestre est loin d'être simple. Des tensions au sein du collège compliquent la vie du maïeur : «Ce n'est pas facile de mener des projets quand ça cogne de partout.»
En 2012, alors qu'une partie de ses échevins ont fait sécession, un ponte du MR lui souhaite bonne chance pour les élections. Sous-entendu : Degrauwe peut se préparer à voler dans l'opposition. «Ils ne croyaient pas en moi. Et ils ont préféré miser sur les deux tableaux. Et après ça, ils voudraient que je les rejoigne. Sérieusement…»
Car, après avoir déjoué les pronostics avec 1570 voix (36 % des votants), Danny Degrauwe – bourgmestre sans parti – est à nouveau courtisé par tout le monde : PS, MR et cdH lui ont tous proposé de prendre la carte. Histoire de pouvoir compter un bourgmestre de plus, sans plus. Danny Degrauwe n'est pas naïf : «Je m'en fiche. Ça ne m'intéresse pas, de toute façon. Les partis, ça n'a aucune espèce d'importance pour gérer une commune comme Ramillies. Ce qui compte, ce sont les personnes.»
Et Danny Degrauwe avance pour preuve, la mutation de l’avenue des Déportés, à proximité de la maison communale : une nouvelle école, du logement social, bientôt une maison de retraite et, même si cela dépend moins de la Commune, un supermarché et une pharmacie. «Avant que je ne sois bourgmestre, la Commune n’investissait pratiquement pas. L’avantage, c’est que Ramillies n’avait quasiment pas de dettes et des réserves. L’inconvénient, c’est qu’il y avait plein de choses à faire.»
Et il en reste à faire : le club de football d’Huppaye pourra bientôt profiter de nouvelles installations, promet le bourgmestre. La patience des footballeurs huppaytois a été soumise à rude épreuve, sur le coup.
14 octobre 2012
Bien que certains ne donnaient pas cher de sa peau de bourgmestre, Danny Degrauwe est réélu avec – encore – plus de voix de préférence qu’en 2006.
22 décembre 2015
Le collège communal de Ramillies annonce qu’il met un terrain à disposition d’une société privée qui y créera une maison de repos de 83 lits, avenue des Déportés.

13 février 2016
L’inauguration de la nouvelle aile de l’école communale de Ramillies réunit une soixantaine de personnes. Les classes de primaire occuperont la nouvelle aile.
9 juin 2016
Les huit premiers logements sociaux de Ramillies sont inaugurés. Ils font partie d’un projet de 32 logements, avenue des Déportés

Son premier mandat fut terminé en minorité, mais Dimitri Legasse a su rester à la tête de Rebecq. Et tant pis pour son amitié avec Marino Marchetti.
Homme de gauche, le socialiste Dimitri Legasse ne se doutait probablement pas, il y a dix ans, qu’il serait plus facile de gouverner Rebecq avec le MR plutôt qu’avec son ami Marino Marchetti. Mais d’amitié, il n’est plus question entre les deux hommes. «Nous avons eu une relation fraternelle, puis haineuse. Aujourd’hui, nous n’avons plus de relations, si ce n’est par obligations politiques», explique le bourgmestre de Rebecq.
Quelques mois avant les élections communales de 2012, avec les démissions de Marino Marchetti – qui reproche la «mainmise absolue» du bourgmestre sur la commune – et de Sylviane Masy, Dimitri Legasse se retrouve en minorité. La campagne électorale est rude. Et, au final, les deux hommes sont quasiment à égalité. La liste menée par Marino Marchetti devançant l’Alliance Communale du bourgmestre de 24 voix. En voix de préférence, Dimitri Legasse devançait toutefois son nouvel ennemi de plus de 500 voix.
Le MR de Sophie Keymolen choisira de s’allier avec le bourgmestre sortant qui pouvait alors entamer un deuxième mandat. Et fêter aujourd’hui ses dix ans à la tête de Rebecq. Entre-temps, Dimitri Legasse est aussi devenu député régional et président de la fédération PS du Brabant wallon.
À Rebecq, le climat est plus serein avec ce Collège et sa première échevine, Sophie Keymolen (MR), constate Dimitri Legasse : «C’est une partenaire loyale et travailleuse. Après, les choses sont claires : elle est de droite, je suis de gauche.Et cela peut conduire à des désaccords.»
La position de Dimitri Legasse est donc plus confortable aujourd’hui, à la tête d’une majorité de 12 conseillers contre 9.
L’administration communale a aussi gagné en confort avec son déménagement dans les anciens hospices de Rebecq. En 2013, la «nouvelle» maison communale est inaugurée. «Les hospices étaient un chancre qui avait brûlé, qui avait été inondé à plusieurs reprises. Et ils étaient dans cet état, au cœur du village, depuis trente ans. On a voulu faire rebattre le cœur du village, explique Dimitri Legasse. Même les gens qui n’appréciaient pas la démarche, qui la jugeait un peu chère, doivent, aujourd’hui avec le recul, convenir qu’il s’agit d’une réussite.»
Cumuls : "Il faut une limite de salaire"
28 mars 2012
Avec la démission de Sylvie Masy, le bourgmestre de Rebecq n’a plus la majorité au conseil communal. Il achèvera son premier mandat dans cette position délicate.
14 octobre 2012
Dimitri Legasse est l’homme le plus populaire de Rebecq. Mais sa liste arrive en deuxième position, de très peu. Le MR choisit de s’allier avec lui et il peut rester bourgmestre.
16 octobre 2013
L’administration communale est installée aux anciens hospices de Rebecq depuis deux semaines lorsque la nouvelle maison communale est inaugurée.
25 mai 2014
Dimitri Legasse devient député wallon. Théoriquement, il devient aussi bourgmestre empêché de Rebecq. Dans les faits, Dimitri Legasse continue à diriger Rebecq.

Surnommé le «petit mayeur» quand il était gamin, Rudi Cloots l'est devenu «pour de vrai». Mais il ne compte pas le rester.
«Je l'ai dit dès le départ : je ne ferai pas plus de deux mandats». Le bourgmestre d'Hélécine se prépare donc à céder sa place, alors qu'il fête ses dix ans à la tête de la plus petite commune du Brabant wallon.
Celui qui, gamin, était surnommé le petit mayeur parce qu'il habitait à proximité de la maison communale, va donc tirer sa révérence.
Rudi Cloots n'en a toutefois pas fini avec les élections. «Je n'ai jamais dit que je ne reviendrai pas», ajoute-t-il avec un sourire malicieux, tout en ajoutant qu'il ne se voyait pas dans un autre rôle que celui de bourgmestre : «Après avoir été à la tête de la commune, ça me paraît vraiment compliqué.»
Mais, avant d'envisager un retour à la maison communale d'Hélécine, Rudi Cloots pourrait viser d'autres fonctions : il pourrait être candidat pour devenir recteur de l'Université de Liège où il est actuellement vice-recteur à la recherche.
Cela dit, Rudi Cloots est prêt à défendre son bilan : on y retrouve, en première ligne, la création d'une crèche à Linsmeau. «Après cinq ans de lutte administrative, de réflexion, nous avons pu concrétiser le projet», se réjouit Rudi Cloots. La commune met le nouveau bâtiment à disposition d'une structure privée, le CRFE.
La plus grosse difficulté d’un bourgmestre d’une petite commune comme Hélécine, ce sont, sans doute, les finances communales. «D’autant plus que nos impôts communaux rapportent bien moins que ceux dans d’autres communes. On ne peut pas comparer la situation d’Hélécine et de Lasne, par exemple, affirme, à raison, Rudi Cloots. Nos additionnels sur le précompte immobilier sont plus élevés que ceux de Lasne, c’est vrai. Mais, comme la même maison vaut trois fois plus à Lasne, leurs recettes fiscales rapportent beaucoup plus. Et, finalement, les Lasnois payent plus d’impôts que les Hélécinois.»
Rudi Cloots ne pense pas qu’Hélécine puisse conserver sa petite taille ad vitam. Le bourgmestre le dit peut-être plus facilement depuis qu’il est sur le départ mais, à ses yeux, Hélécine devrait envisager une fusion avec une autre commune. «Si j’avais une baguette magique, je ferais fusionner Lincent et Hélécine, explique-t-il. Mais, je ne suis pas naïf : je sais que cela poserait des problèmes. Est-ce que les gens sont prêts à abandonner leur identité locale pour une autre? Et je ne parle même pas des problèmes que pourrait générer une fusion entre une commune du Brabant wallon et une de la province de Liège. D’autant qu’Hélécine, avec «son» domaine provincial, ne peut même pas envisager quitter le Brabant wallon.»
"Simple conseiller ? Non !"
29 juin 2011
La Gette déborde et inonde Hélécine. Le centre sportif est notamment touché. Le bourgmestre dit alors ne jamais avoir connu de telles inondations.

14 octobre 2012
Rudi Cloots est réélu, sans difficulté ni suspense. Le bourgmestre d’Hélécine obtient 1008 voix de préférence. Sur 2323 votants.
9 janvier 2015
La crèche de Linsmeau, «Le Monde enchanté», est inaugurée. Si les bâtiments sont communaux, la crèche est privée : sa gestion est confiée au CRFE.
8 octobre 2016
Le programme communal de développement rural (PCDR) d’Hélécine a été approuvé par la Région. Une quarantaine de projets pourront être subsidiés.

Jean Vanderbecken est bourgmestre de Rixensart depuis dix ans. Il n'a pas toujours gouverné avec des pincettes.
«J'ai eu de la chance d'arriver quand le projet était mûr», reconnaît Jean Vanderbecken. Le bourgmestre de Rixensart n'a pas dû réfléchir longtemps pour choisir l'endroit emblématique de ses dix ans de mayorat : les Papeteries de Genval. «Pendant trente ans, ça a été un chancre, un bordel intégral. Du coup, quand on a rouvert les discussions avec le promoteur, on lui a bien fait comprendre que c'était à nos conditions et pas autrement. Comme il était d'accord, ça a pu avancer rapidement.»
Aujourd'hui, les Papeteries de Genval, ce sont une trentaine d'enseignes, 128 appartements et une résidence service.
En remontant la Lasne, à nouveau à ciel ouvert, les chalands tombent sur la deuxième des trois phases des travaux. 97 appartements de plus seront construits dans les mois qui viennent.
Tout en se baladant aux Papeteries, le bourgmestre de Rixensart nous glisse que l'aménagement du territoire, ce n'est pas vraiment sa tasse de thé : «Si quelqu'un pouvait le faire à ma place, ça m'irait très bien. C'est une matière vraiment compliquée, vraiment sensible. Il y a toujours de bonnes raisons pour refuser un projet. Je n'ose pas imaginer si on avait loupé les Papeteries. Mais je savais bien ce que je voulais. Et c'était la priorité des priorités.»
Jean Vanderbecken est un homme qui sait ce qu'il veut. Trop ? « C'est un défaut que je devrais sans doute corriger. Je devrais me montrer un peu moins autoritaire. Je sais que j'en horripile plus d'un.»
C'est probablement le cas dans l'administration communale, que Jean Vanderbecken a voulu bousculer. «Je continue à penser que dans le privé, on ferait le même boulot que dans le public avec 20 % de personnel en moins. J'ai été surpris par la lourdeur des procédures dans le public.» Depuis son élection, le bourgmestre de Rixensart a appris à faire avec.
Il a aussi appris à déléguer, assure-t-il. «Je sais que j'ai tendance à vouloir tout contrôler. Mais, comme j'ai une très très bonne équipe d'échevins, je peux me reposer sur eux. Mais j'aime être au courant de beaucoup de choses. Je vais voir les chantiers. Et il n'est pas rare que je repasse une deuxième fois dans la journée pour voir comment ça avance.»
Lors de son premier mandat, la position de Jean Vanderbecken était moins confortable : «J'avais une majorité courte, très hétéroclite. On s'est pas mal démerdés, même si on se bagarrait parfois jusqu'à deux heures du matin.» Ça ne l'a pas empêché de rempiler, même s'il avait dit à sa femme qu'il ne ferait qu'un mandat. «Là, elle savait que je me représenterais. Mais ce ne sera pas pour un mandat complet. Et cette fois, je ne changerai pas d'avis.»
"Encore un demi-mandat, maximum"
14 octobre 2012
Jean Vanderbecken obtient 2228 voix de préférence et est réélu bourgmestre de Rixensart. Sa liste NAP-MR décroche la majorité absolue.
28 mai 2015
Les papeteries de Genval sont inaugurées. Les premiers habitants reçoivent les clés de leurs appartements.
3 février 2016
Les bourgmestres de Rixensart et de La Hulpe, tous deux MR, poussent un coup de gueule contre la ministre Galant (MR aussi) qui vient d’annoncer que la mise à quatre voies du RER n’est plus une priorité.
22 mai 2016
La nouvelle école communale de Genval est inaugurée. Elle est, en même temps, rebaptisée école de La Bruyère. Elle accueille 355 écoliers.

Emmanuel Burton a trois métiers : bourgmestre, député et agriculteur. Et il n'a aucune intention d'en lâcher un seul.
Son dixième anniversaire, il l’a fêté, il y a quelques mois. Emmanuel Burton est, en effet, devenu bourgmestre de Villers-la-Ville, le 3 mars 2006, quatre mois après le décès de son prédécesseur Michel Mathy, le 12 novembre 2005. Quatre mois, c’est long. Mais, visiblement, il ne déplaisait pas au cdH – au pouvoir à la Région wallonne – de voir un des siens, Jean-Pierre Brichart, assurer un long intérim avant les élections.
Résultat de ces élections ? Une majorité absolue pour le MR d’Emmanuel Burton. Le bourgmestre obtient 1775 voix de préférence, sur 6676 votants.
Emmanuel Burton était donc bien le successeur de Michel Mathy. Le dauphin, avait écrit un journaliste à l’époque. «Ne recommencez pas avec ça, rit Emmanuel Burton. On m’a appelé Flipper pendant des mois à cause de ça.»
Mais à part ce surnom passager, Emmanuel Burton accepte bien volontiers l’héritage de Michel Mathy: «Il m’a appris à ne jamais avoir peur de dire non. Si vous expliquez pourquoi vous refusez, les gens sont prêts à l’accepter, dans leur toute grande majorité.»
Avec les réseaux sociaux, les responsables communaux sont plus souvent interpellés par leurs électeurs, remarque Emmanuel Burton: «Mais, c’est la même chose: j’explique. Ça me prend pas mal de temps mais ça fait partie du boulot. Et je ne m’interdis pas de mettre poliment un terme à une conversation qui tournerait en rond. Je n’ai pas envie d’être en train de répondre à Facebook quand je conduis mon tracteur.»
Car il n’est pas question pour le bourgmestre de Villers-la-Ville d’abandonner sa ferme de Rigenée. «J’en ai besoin.J’ai gardé 25 vaches, juste pour le plaisir. Et quand je ne peux pas m’occuper de mes cultures moi-même, je fais appel à une entreprise agricole.»
S’il conduit son tracteur le matin avant d’enfiler son costume de député-bourgmestre, il est plus rare de le voir au volant de sa voiture pour aller au Parlement, à Bruxelles. «C’est le truc auquel je pourrai jamais m’habituer: les embouteillages pour aller à Bruxelles. Je ne supporte pas. Du coup, c’est mon collaborateur qui conduit et j’en profite pour travailler.» Parfois en musique: «Ça peut aller de Franz Liszt à Marilyn Manson».
Député, c’était une surprise. Le MR avait cassé la baraque et pu envoyer trois Brabançons wallons à la Chambre. Si ce n’était pas prévu dans son plan de carrière, cette nouvelle fonction plaît plutôt à Emmanuel Burton: «Sans vouloir être désagréable, c’est un autre niveau. Vous avez intérêt à ce que vos dossiers soient bien bouclés. Du coup, je me rends bien compte que je suis devenu beaucoup plus exigeant avec le Collège, ici, à Villers. Je n’accepte pas qu’on aille défendre des dossiers incomplets devant le conseil communal.»
"Je ne pense pas être encore bourgmestre dans dix ans"
3 mars 2006
Emmanuel Burton prête serment devant le gouverneur du Brabant wallon. Il succède à Michel Mathy, décédé cinq mois plus tôt.
14 octobre 2012
Emmanuel Burton est réélu. Sa liste MR décroche la majorité absolue avec quatorze des 21 sièges. Le bourgmestre reçoit 1912 voix de préférence, sur 6994 votants.

23 octobre 2013
Le centre sportif de Sart-Dames-Avelines est inauguré. Sa création aura été plus longue que prévue.
25 mai 2014
Même s’il fait le plus petit score des candidats effectifs de la liste MR, Emmanuel Burton devient député fédéral, grâce à l’effet dévolutif de la case de tête.
